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Tract d'appel à l'action du 15 mars 2001


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SUS AU STIC !

Big Brother installe des caméras partout pour surveiller une délinquance qui ne diminue pas pour autant. Big Brother tient aussi des archives : une base de données, cela s’appelle officiellement le STIC, c’est-à-dire "Système de traitement de l'information criminelle".

C’est la police qui met en fiches (nom, nationalité, photo...) tous les auteurs d’infractions mais aussi les victimes, toute personne mise en cause dans un délit ou un crime : tout le monde peut-être fiché, et pour une durée pouvant aller jusqu’à 40 ans.

L’existence du STIC n’est pas très connue, ses auteurs n’en font pas la promotion. Le STIC est le regroupement de différents fichiers de police : fichiers locaux, fichiers nationaux, fichiers des antécédents, fichiers de police judiciaire. Tout ce qu’il faut pour que tout un chacun puisse être présumé coupable à tout moment. En effet, le STIC est un outil totalitaire, que l’on soit dans un Etat démocratique ou non.

En activité depuis plus de cinq ans, le STIC a déjà fiché plus de cinq millions de personnes. Ceci au mépris total de la loi Informatique et Libertés. En effet, ce type de fichier ne peut être mis en place que sur décret au Conseil d'Etat, pris après avis de la CNIL. Or, la CNIL, après avoir donné un avis unanimement contesté par les associations oeuvrant pour les libertés individuelles, hésite encore à donner un deuxième avis. Preuve il en est du caractère problématique de ce fichier, qui demeure illégal.

A l’heure où le mouvement social est criminalisé dans toutes ses manifestations les plus revendicatives (Confédération paysanne, sommet européen de Nice, soutien aux sans-papiers, chômeurs...) et que nombre de militants s’exprimant dans des conditions démocratiques sont condamnés à de lourdes amendes voire des peines de prison, il paraît évident que ce fichier ne concerne pas simplement les gens "qui ont quelque chose à se reprocher". Il y a de bonnes raison de le considérer aujourd’hui comme un outil de répression de plus.

Ce jeudi 15 mars est une journée mondiale contre la brutalité policière. Créée il y a quelques années par des militants suisses, suivis par des militants canadiens, de nombreux pays (Etats-Unis, Colombie, Chili, Mexique, Autriche...) suivent maintenant cette initiative. Le CLIFTI s’y associera à sa manière en dénonçant le fichage policier et l’atteinte aux libertés individuelles qu’il constitue.

Le CLIFTI vous donne rendez-vous :

Le 15 mars à 15 heures
Paris, place du Châtelet

CLIFTI (AC!, Altern.org, Droits devant!!, CNT Informatique, Federation Anarchiste, Union Syndicale G10 Solidaires-Paris), Observatoire des Libertés Publiques...



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Dernière mise à jour : 22/09/2001